lundi 8 novembre 2010

Kyoto - Meilleurs voeux de Kiyomizudera

Après une première visite sous la pluie, j'ai estimé que ce bel endroit méritait bien un second passage d'où des photos prises sous des conditions météorologiques assez différentes...

Ce temple bouddhiste est un des emblèmes de la ville notamment car son immense terrasse sur pillotis surplombant le flanc de la montagne est très impressionante!

D'après notre professeur de japonais, un typhon est toujours suivi d'une période de beau temps. Je confirme, la preuve en image:



















En dessous de la belle et grande terrasse coule la cascade Otowa-no-taki dont l'eau sacré est censée avoir des propriétés thérapeutiques. Ce serait trop simple de boire l'eau avec les mains, c'est pourquoi les japonais ont mis en place toute une organistion: on fait la queue comme chez Mickey, on achète son petit bol dédicacé à 200Y ou on utilise les bols gratuits qui sont stérilisés aux rayons ultraviolets entre chaque passage, on se penche au petit balcon, on choisit l'une des 3 sources (il y en aurait une pour la prospérité, une pour la longévité et une pour l'amour) et là ça y est, on a enfin le droit de plonger ses lèvres dans la fameuse eau sacré (qui finalement a le goût d'eau et rien de plus...).  C'est finalement un processus assez compliqué pour boire de l'eau dont la seule propriété est certainement d'être hydratante mais sait-on jamais, j'ai peut être gagné 10ans de vie et ça, ça n'a pas de prix!





Dans l'enceinte du Kyomizudera se trouve le Jinshu Shrine, un temple shintoïste aussi nommé le "cupidon du Japon" et c'est l'endroit idéal pour observer les pratiques japonaises en terme de superstition.

Commençons par l'attraction principale de ce lieu qui se nomme "les rochers de l'amour". Ce sont 2 pierres situés environ à 10m d'écart l'une de l'autre et l'objectif est de marcher d'une pierre à l'autre avec les yeux fermés. Si la personne réussit, elle est assurée d'un amour heureux. J'ai bien sûr tenté l'expérience, encore une fois sait-on jamais!




Une fois la prophétie accomplie, c'est-à-dire après un mariage, les couples épanouis reviennent au temple pour exprimer leurs remerciements et font mettre leurs noms sur un panneau à l'entrée. Et comme vous pouvez le constater ci dessous, ce ne sont pas que des japonais!


Une autre activité consiste à faire disparaitre ses soucis en les inscrivant sur une poupée en papier que l'on plonge ensuite dans l'eau. Une fois le papier dissout, vos problèmes ont eux aussi normalement disparu!

NB: tenter l'expérience dans ma salle de bain




Il y a également les fameuses tablettes votives ou Ema, ce sont de jolies tablettes en bois avec un dessin sur l'une des faces sur laquelle on peut écrire un voeu/une prière.


Ensuite, il y a les statues sacrées qu'il faut toucher en faisant un voeu...



... de mini-temples dans lesquels on peut observer une boîte d'offrandes (saisenko), une cloche que l'on fait sonner avant de faire le voeu et des symboles divers et variés...



...et les Omikuji, ce sont des petits papiers sur lesquels il est écrit la bonne aventure. Une fois lu, il faut accrocher l'omikuji à un "porte-omikuji" (j'ai pas trouvé mieux). Si on en tire un prédisant la chance, c'est pour que celle-ci continue, et sinon cela servira à annuler l'effet de la malchance.



Pour le final, nous avons eu le droit d'entrer dans  le Tanai-meguri, c'est-à-dire de pénétrer symboliquement dans l'utérus de Daizuigu Bosatsu, une Bodhisattva (= personne qui a formé le vœu de suivre le chemin indiqué par le Bouddha) qui a le pouvoir d'accomplir n'importe quel voeu. Il faut pour cela oter ses chaussures et parcourir un long couloir plongé entièrement dans l'obsurité en s'aidant d'une rampe en bois. Au bout du mini-labyrinthe se trouve une grosse pière qu'il faut faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre tout en faisant un voeu.





NB: préparer une liste de voeux pour mes prochaines visites de temples, histoire de me renouveller un peu...

dimanche 7 novembre 2010

Kyoto - Ginkaku-ji

Le Gingaku-ji est également connu sous le nom "pavillon d'argent" mais contrairement à son compère le "pavilllon doré", il n'est absolument pas recouvert d'argent! Mieux vaut être prévenu avant la visite pour éviter une déception! Ce temple reste néanmoins l'un des plus visités de Kyoto et c'est tout à fait justifié: son jardin sec est des plus zenifiant et une ballade dans son jardin offre une très jolie vue de la ville.

Pour la petite histoire, ce temple qui était à l'origine une villa fut construit au XVème siècle sur la demande du shogun Yoshimasa Ashikaga (mais siiii vous savez le fameux Yoshimasa...) qui voulait y oublier les tourmentes de la guerre civile. Cependant celui-ci n'a jamais pu réaliser son rêve de recouvrir d'argent l'intégralité du temple.



On n'oublie pas de jeter une petite pièce et de faire un voeu...





Ensuite nous avons emprunté le chemin de la philosophie pour rejoindre le Nanzen-ji. Dans la mesure où la pluie était de la partie, je n'ai pas trop été inspirée pour les photos mais j'imagine que par beau temps et avec les cerisiers en fleur, cette ballade est des plus sympathique (cf ci-dessous, une photo que j'ai piqué sur un autre blog)!


Pour les raisons évoquées ci-dessus, je n'ai pas non plus beaucoup de photos du Nanzen-ji. Je vous laisse donc admirer la danse des parapluies:



Et un petit feu pour se réchauffer!  Ah non c'est pour l'encens, pas pour mes mains, dommage...

samedi 6 novembre 2010

Kyoto - Nijo-jo

Le chateau de Kyoto fait également parti des visites obligatoires! Il fut construit en 1603 pour être la résidence officielle à Kyoto du premier shogun Ieyasu Tokugawa. Ce qui m'a plu c'est qu'il est très différent des chateaux que j'avais pu voir précédement (cf articles sur Inuyama et Osaka).

Une de ses particularités résident dans sa construction. Pour se protéger d'éventuelles visites indésirables, le shogun a fait mettre un parquet dit "rossignol", c'est-à-dire un parquet qui emet une sorte de piaillement lorsque l'on marche dessus, empechant ainsi les intrus de s'approcher sans bruit.

Ci-dessous l'explication du pourquoi du comment:


Cela reste assez mystérieux pour moi mais nous avons testé et cela fonctionne!




Le tout entouré d'un très joli jardin comme les japonais savent le faire.




Kyoto – Nishiki Market et centre ville


Petit passage en centre ville pour découvrir le très typique Nishiki market. Sous une longue galerie couverte, une multitude de petits stands se succèdent ; la plupart du temps, ceux-ci proposent des produits absolument introuvables sur nos marchés européens. Nous avons fait plusieurs tests gustatifs, pas toujours concluants mais au moins, nous ne mourrons pas idiots!

 Toutes sortes de légumes locaux:


Une fois cuisiné, ça donne ça:


De succulentes sucettes au poulpe. Oui, oui ça se mange, la preuve ci-dessous!



Les poissons se vendent parfois entiers, avouez que cela vend du rêve...


Ci-dessous une préparation à base de pâte de poisson agrémentée de différents ingrédients. J'ai testé le n°4 qui était à la patate douce et au potiron et ce n'était pas mal!


Pour le repas, j’ai tout de même préféré me rabattre sur une option plus sûre.


Au gré de nos promenades, nous avons pu découvrir un magasin consacré uniquement aux oursons en peluche….




…un joli petit temple regroupant de nombreux symboles (tablettes votives, cloche, vache sacrée ?, source de purification etc.) ...




... et un héron se prélassant dans la rivière.




Kyoto top départ - Sanjusangendo

Après 1 nuit dans un dortoir, 3 nuits sur un futon et 2 nuits sur un matelas ultra-portable (comprendre ultra-fin), me voici de retour à Nagoya encore émerveillée par toutes les belles choses que je viens de voir !
Mais commençons par le commencement…
Samedi 30 octobre : j’ai fini mes exams, j’ai rendu tous mes devoirs et je me mets donc en route pour Kyoto ! Après avoir avalé mon petit-déjeuner favori : thé au lait + brioche au chocolat (pas très japonais je vous l’accorde), je suis prête pour les 3h de bus qui relient Nagoya à Kyoto.

Arrivée à Kyoto, je ne perds pas de temps et me dirige pour ma première visite vers le Sanjusangen-do (j’ai toujours beaucoup de mal à mettre les syllabes dans le bon sens… sanjugansendo ? sanjusendo ?).
Ce temple comme beaucoup à Kyoto est classé Trésor national par le gouvernement japonais. Le hall du temple fait environ 120m de long et le nom du temple fait référence à son architecture : ce hall est composé de 33 (sanjusan) espaces séparés par des piliers.



Mais le plus impressionnant se trouve à l’intérieur : le hall abrite 1001 statues de Kannon aux 1000 bras, déesse de la compassion. 1000 bras cela fait beaucoup de bras à représenter sur une seule petite statue me direz vous… et je suis d’accord ! Sauf que les bouddhistes sont rusés et ont établi une habile formule mathématique selon laquelle 40 = 1000 puisque chaque bras sauve 25 mondes.
40*25 = 1000
Fin de la démonstration
Devant ces 1000 statues, se dressent 28 dieux-gardiens en bois qui protègent la déesse Kannon. La plupart de ces dieux tirent leurs origines d’Inde.




Soit dit en passant, il est strictement interdit de prendre des photographies dans cette salle mais comme je suis aussi rusée qu’un moine bouddhiste, j’ai investi dans une sélection de carte postale pour vous faire partager mon émerveillement.

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les afficher en grand!