mercredi 17 novembre 2010

Sortie de classe à Takayama

Le WE dernier, la NUCB (mon école) avait organisé un petit trip à Takayama Shirakawa-go et et nous sommes environ 50 à avoir suivi.

Jour 1: Shirakawa-go

Après 2h30 de bus (un peu serrée hein, car au Japon on rentabilise l'existence de strapontins), nous arrivons dans un petit village au milieu des montagnes. Nous sommes à la meilleure période pour observer les couleurs de l'automne et le résultat est à la hauteur.






Cette région est surtout connu pour ses gassho-zukuri, des maisons rustiques au toit de chaume très pentu, elles offrent un bon aperçu de ce qu'était la vie rurale au Japon. On en trouve beaucoup dans le village d'Ogimachi que nous avons visité et qui, il faut l'admettre, est devenu une véritable attraction touristique.
















Ce fût également l'occasion de tester quelques spécialités locales telles que la glace au lait de Hida (nom de la région) ou les brochettes de boeuf d'Hida (Hida-gyu). J'ai testé, c'est très bon!



Nous avons visité une de ces maisons, la Wada-ke. Elle appartenait autrefois à une riche famille de négociants de la soie. Elle date du milieu de la période Edo (soit début du 18ème siècle) et est très bien conservée. Il est impressionnant d'observer la manière donc elle est construite, uniquement avec des matériaux naturels (boix et cordes essentiellement) et pourtant, on ne doute absolument pas de sa solidité.












Vous l'avez peut être remarqué, les toits de ces maisons sont extremement pentus et pour une raison simple, l'inclinaison de la pente permettait d'éviter une lourde accumulation de neige, problème non négligeable dans une région où toutes les routes ferment de décembre à avril.


Ensuite, visite d'un musée à ciel ouvert: le Gassho-zukuri Minka-en qui regroupe plusieurs maisons traditionnelles, déplacées pour être reconstruites ici parmi les fleurs et les érables.









Pour finir la journée, une agréable surprise nous attendait: la NUCB nous avait réservé un très bon hôtel pour passer la nuit! Les chambres pour 4 personnes étaient de style japonais (avec thé, confiserie, yukatas et petits chaussons inclus).


Une des meilleures surprises fut le repas du soir: un immense buffet où tout était à volonté! Nous pouvions commander des tempuras, des sushis, des pizzas et des pâtes et faire nos propres gauffres, le paradis jvous dit! Nous avons tous très très bien mangé (et j'en profite pour informer ceux à qui je ne l'ai pas encore dit que non, au Japon, on ne perd pas de poid, je pense que toutes les filles ici sont d'accord avec moi). 

Ensuite, la soirée n'était pas terminée, puisque nous avons décidé avec les filles ci-dessous d'aller se relaxer dans les onsens de l'hotel: deux bassins intérieurs, deux bassins extérieurs (un en bois et l'autre dans les rochers) et un sauna! Nous y avons passé presque 2 heures en alternant sauna/douche froide et bain chaud, le tout dans le plus simple appareil bien sûr, ça rapproche les WE de la NUCB ;)






Et l'anedocte du jour: nous avons "sympathisé" avec des japonaises dans le onsen (= baraguiner 3 mots en japonais pour nous et 3 mots en anglais pour elles) et ne me demandez pas comment nous en sommes arrivées là mais nous nous sommes retrouvées à danser YMCA avec elles... nues... dans le sauna! Encore un moment mémorable :)




Jour 2: Takayama

Réveil à 7h pour profiter dans un premier temps du petit-déjeuner de l'hôtel et aussi de la journée à Takayama. Tout comme Shirakawa-go, cette ville a su conserver son cachet traditionnel. Nous avons commencé la journée par la visite d'Hida no Sato, encore un musée à ciel ouvert où une vingtaine de maisons ont déplacées. Nous avions un guide japonais qui parlait très anglais pour avoir étudié un an à Londres.



Première étape: une petite maison où des tuiles traditionnelles sont encore fabriquées. On nous explique la méthode pour couper le bois et tout serait des plus normal si le monsieur coupant les troncs d'arbres n'avait pas 90 ans et un appareil auditif, visiblement ils n'ont pas fait grève pour les retraites ici...




Ensuite, nous avons été témoin d'un phénomène naturel assez étonnant!

Photo réalisée sans trucage

Puis nous avons découvert que les ancêtres des skis paraboliques.



Enfin, petit passage à la boutique souvenir où l'on nous a expliqué le pourquoi du comment des petits chats ou Maneki Neko qui remuent la patte et qui sont à l'entrée de beaucoup de magasins au Japon: patte gauche qui bouge = prospérité pour le commerçant et  patte droite = richesse


Puis, direction le sanctuaire mondial de Sukyo Mahikari, une secte, euh non pardon, une religion qui est censée plaire à tout le monde dans la mesure où l'on y trouve aussi bien l'étoile juive, qu'une fontaine avec des têtes de quetzacoal, des tours qui ressemblent à des minarets et puis quand même une architecture semblable à celle des temples bouddhistes, bref la totale! L'intérieur est encore plus étrange: la salle est absolument immense (genre plus grande que le plus grand amphi de l'EDHEC) et en face de nous, ô surprise, une large parterre de fleurs en plastique et un aquarium avec pleins de vrais poissons! C'est certainement une des choses les plus bizarres que j'ai pu voir... Et le fait que ce temple soit situé à la périphérie d'une ville hyper traditionnelle le rend encore plus improbable.








Pour nous remettre de nos émotions et pour nous préserver un peu du froid, nous sommes allés déjeuner dans un restaurant proposant la spécialité de la région: le boeuf d'Hida. Nous l'avons dégusté sur des feuilles de magnolias et avec pleins de petits accompagnements, ce fût un régal!



 Nous avons passé le reste de l'après-midi à nous promener dans les rues traditionnelles de Takayama, un petit détour pour voir un temple nous a permis de passer devant le musée qui expose les chars du festival de Takayama (qui a lieu chaque année le 14 et 15 octobre) ce qui m'a permis de prendre quelques photos, faute d'être allée au festival le mois dernier.


Environ 3h de bus au retour mais entre la sieste, le film et surtout le karaoké à la fin (évidemment les bus japonais sont équipés d'un mini-karaoké), le temps est passé très vite!

samedi 13 novembre 2010

Le jour où je me suis transformée en Geisha!

J'en ai pas mal parlé "oui, c'est cher mais ça a l'air super cool tout de même" et maintenant je peux dire que je l'ai fait, je me suis transformée en Geisha ou plutôt Maiko (apprentie Geisha)! Et je peux aussi vous dire que cela ne doit pas être rigolo tous les jours d'être une Geisha, je comprends pourquoi elles font payer leurs services aussi cher (cf étapes ci-dessous).

L'entrée de l'atelier vendait déjà du rêve à mon sens, trop kawaii cette petite poupée.




1ère étape: le maquillage

On vous recouvre entièrement le visage de blanc, on vous fait des sourcils qui pointent, on vous met une bonne couche de rouge et de noir sur les yeux (a priori, rien à voir avec Stendhal...) et ensuite on vous dessine une mini-bouche! Autant sur les visages japonais, cela donne quelquechose de très joli, autant sur nos visages d'européennes, ça ne met pas franchement en valeur (et je suis sûre que cela n'est pas valable uniquement pour moi...enfin j'espère).

2 ème étape: la coiffure

Je ne sais pas exactement comment cela se passe pour les vrais geishas car en ce qui me concerne, il s'agissait d'une perruque (il aurait définitivement été impossible de réaliser une telle coiffure avec mes vrais cheveux). Cet étape fût donc très rapide mais la perruque est super lourde donc on ne risque pas de l'oublier!

3ème étape: l'habillage

Je ne soupçonnais pas à quel point il était compliquer de s'habiller en Geisha: 3 couches de vêtements, des tas de cordelettes et de bandeaux, une serviette coincée devant pour donner du volume... on  se sent lourde et serrée de partout, c'est pire qu'un corset (j'ai jamais testé mais j'imagine...)!


J'ai bien conscience que tout ce que je viens de décrire ne donne pas trop envie et pourtant j'étais toute contente dans mon nouvel accoutrement, très fière d'arborer l'habit traditionnel des dames de compagnies japonaises!

Et voici le résultat (oui, oui c'est bien moi):







La maiko se débauche...


C'était trop chouette :)