vendredi 10 décembre 2010

Nagano, ses montagnes, ses singes

Dimanche 5 décembre - Nous avons rejoint Nagano la veille au soir où l'on a passé une soirée très agréable avec les japonais de l'auberge (je vous raconte ça plus tard). Et, après une nuit dans une chambre typiquement japonaise, nous nous mettons en route pour Yudanaka.


Pourquoi Yudanaka? Parce que Yudanaka est une ville connue pour ses singes des neiges qui se baignent dans les eaux chaudes des onsens locaux. Ils sont très kawaii (mignons) et très photogéniques! Mais des singes ça se mérite... nous avons marché plus d'une heure pour arriver au repère des macaques. La ballade dans les montagnes était assez magique, nous avons croisé:

- un bouddha géant, "le plus grand de son genre" d'après les japonais qui, il faut le savoir, abusent régulièrement de l'usage des superlatifs



- un onsen pour pieds



- d'impressionnants connifères


pour finalement arriver au coeur des montagnes...


...et, ô joie, y trouver de la neige (les singes sont encore plus photogéniques sous la neige)!


Et voici les fameux singes sous toutes les coutures...










Ils sont trop mignons mais ce n'est qu'une apparence... Lorsque leur "maître" leur donne à manger, ils deviennent sans pitié et se jettent sur la nourriture! Si par chance, ils réussisent à chopper un gros morceau de nourriture, ils s'enfuient loin pour aller déguster leur victuaille en paix. Chacun pour soi! Ce n'est certainement pas le communisme qui régit la communauté des singes de Yudanaka...

Après s'être réchauffé comme on pouvait...



... et avoir dégusté de délicieuses soba (sorte de spaghettis à base sarazin)


Nous avons pris le chemin du retour et je dois l'avouer, nous nous sommes un peu égarés.. mais cela nous a permis de voir un chouette coucher de soleil (enfin je parle pour moi car pendant que les autres essayaient de trouver le chemin du retour, je papillonais tranquillement en profitant du paysage).




La propriétaire des kakis (fruits oranges ci-dessous) a du me voir prendre la photo et du coup, elle m'en a offert 5 ou 6, ils sont vraiment trop gentils ces japonais... même si de l'avis de tous (y compris des japonais de l'auberge), les fruits n'étaient pas très bons (eurk!).



Petit onsen gratuit pour bien terminer l'excursion et retour à Nagano pour notre deuxième et dernière nuit!

jeudi 9 décembre 2010

Matsumoto, son château, ses citrouilles...

Samedi 4 décembre - En route pour une nouvelle et dernière expédition! Départ en bus à 8h depuis la gare de Nagoya que nous commençons à bien connaître pour une arrivée à Matsumoto aux alentours de 11h30. Matsumoto est la deuxième plus grande ville de la préfecture de Nagano et se situe donc à proximité des Alpes Japonaises.

Je m'attendais à quelquechose d'un peu pommé et finalement, non, c'est encore une grande ville à la japonaise avec buildings, centre commercial, mac do et toutti quanti...

Et encore une fois, tradition et modernité se cotoient.


Première étape: Matsumoto-Jo

C'est le plus ancien château de bois du Japon et il fait parti des 4 châteaux japonais classés trésors nationaux. Il est d'origine et n'a pas été reconstruit comme celui d'Osaka par exemple pour la bonne raison qu'il n'a jamais été attaqué! Forcément ça aide à garder un château en état.

C'est personnellement le château que j'ai préféré depuis que je suis ici!






La team au complet (David, Richard, Pauline, moi et Grzegorz) grâce au trépied de Pauline!


La visite d'un château au Japon, c'est toujours assez sportif, mieux vaut le savoir avant de s'y aventurer.



Ce château n'a jamais été attaqué car les ennemis devaient craindre leurs armes surdimenssionnées...



Et pour finir le traditionnel tampon dont les Japonais sont absolument fans.



Au gré d'une promenade en centre-ville, nous avons pu admirer des plaques d'égout très décorées... Cela représente des boules recouvertes d'un tissage, un des souvenirs traditionnels de la ville.



... et une créature étrange!



2ème étape: le Musée d'Art de la ville de Matsumoto

Ce musée expose essentiellement des artistes originaires de la ville et, par chance, la désormais célèbre Yayoi Kusama (http://en.wikipedia.org/wiki/Yayoi_Kusama) en fait parti! Il s'agit de l'artiste qui a fait la citrouille jaune de Naoshima (cf article Naoshima), elle est également très connue à l'étranger. Pour vous donner une idée, une mini-citrouille (taille de mon poing) de l'artiste était vendue 20 000€ à la boutique du musée!

Plusieurs de ses oeuvres très originales étaient exposées à l'intérieur et à l'extérieur du musée et comme vous le comprendrez très vite, les points sont sa marque de fabrique.


  

Ensuite direction la gare pour rejoindre Nagano et notre auberge "comme à la maison"!

A suivre...

jeudi 2 décembre 2010

Kobe, son boeuf, sa tour

23 novembre 2010 - Dernière étape du périple: Kobe!

Kobe fait partie de la conurbation d'Osaka et est accessible depuis celle-ci en moins de 30mn.  Il n'y a pas énormément de choses à visiter à Kobe (elle a été détruite par un tremblement de terre en 1995) mais on s'y sent tout de suite bien! Il faut s'imaginer une ville hyper moderne (puisqu'entièrement reconstruite il y a 15ans) et située entre la mer et la montagne, c'est certainement agréable d'y vivre.

Nous avons commencé la journée par une petite montée en téléphérique pour avoir un aperçu global de la ville. Soit dit en passant, si l'on exclut le ski, je n'ai jamais autant pris de téléphériques qu'au Japon. Je crois que les japonais en sont fans, pour eux l'équation est simple: montagne = panorama = téléphérique.





Tout à un prix au Japon et celui du téléphérique est assez élevé, nous avons donc choisi de faire la descente à pied. Ce fût l'occasion d'admirer encore une fois les couleurs de l'automne ainsi qu'une jôôlie petite cascade.




 Nous n'avons pas trop traîné car l'appel de la viande se faisait fortement ressentir du côté des garçons. Eh oui, une des principales raisons de notre venue à Kobe est son fameux bœuf, une viande réputée pour son extrême tendresse.


Comme vous pouvez le constater la viande est intensément marbrée car le gras est distribué dans les muscles plutôt qu'autour et cela rend la viande fondante comme du beurre. Le morceau de boeuf (pour 3 personnes) n'est pas spécialement impressionnant mais c'est la préparation qui fait tout!


Nous avions notre propre chef qui préparait la viande, les légumes et le tofu au fur et à mesure. 
Il y avait différents assaisonnements: du sel, du poivre, une sauce vinaigrée, de la moutarde à mélanger avec de la sauce soja et des petites rondelles d'ail grillées. Personnellement je suis une grande fan du mélange soja-moutarde (que je n'aurais jamais tenté par moi même) et des rondelles d'ail croustillantes (il faut que j'apprenne à faire la même chose).



 Ce fut une fois de plus une très bonne expérience et un témoignage du raffinement japonais: la façon dont le chef a préparé le repas m'a totalement fasciné et c'est bien la première fois que j'associe le fait de manger un steak à des mots tels que "sophistication", "précision" ou "savoir-faire".


Nous avons ensuite traversé le centre ville, ses galeries commerciales et son quartier chinois pour rejoindre le port.

Ce restaurant ne doit pas être mauvais...


Est-ce que les plats ci-dessous vous inspirent? Difficile à dire n'est-ce pas... et malheureusement les chinois ne sont pas des adeptes des plats en plastique en vitrine!


L'arrivée au port est assez impressionnante. Tout d'abord, il y a des autoroutes sur 2 étages (ça ne vaut pas l'autoroute qui traverse un building à Osaka mais c'est déjà pas mal), il y a aussi des sculptures/œuvres d'art toutes plus intrigantes les unes que les autres et enfin il y a la Kobe Tower qui perce le ciel de son rouge flamboyant (joliment dit n'est ce pas...).

Un poisson géant, pourquoi pas...






Petite leçon de mimétisme


Ci-dessous les vestiges d'un pont détruit par le tremblement de terre de 1995 qui a tué environ 6000 personnes.

Pour finir et vous montrer que l'attention au détail et le souci du beau sont omniprésents au Japon, un aperçu des plaques d'égout à Kobe:


On trouve ces plaques personnalisées dans toutes les grandes villes japonaises... 
Au Japon, esthétisme > économies d'échelles!